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Solvabilité II, Bâle II, Bâle III…, les réglementations prudentielles en préparation, couplées à la révision de la directive sur les conglomérats financiers risquent de bouleverser en profondeur le paysage financier européen aussi bien pour les banques que pour les assureurs. Sur la base des derniers calibrages de risque proposés par le Committee of European Insurance and Occupational Pensions (CEIOPS) - le Comité européen des régulateurs d’assurance – et selon les calculs du cabinet Milliman, la solvabilité du marché vie français ne serait couverte qu’à hauteur de 62 % en 2009, hors dette subordonnée dont le sort n’est pas encore réglé (87 % en intégrant les emprunts subordonnés). En conséquence, si ces mesures étaient intégralement et définitivement retenues, la plupart des assureurs seraient dans l’obligation de quasiment doubler leurs fonds propres durs pour atteindre le niveau de capital souhaitable. Une telle perspective n’est pas seulement préoccupante, mais serait « dramatique », aux dires de Gérard Andreck, président du Gema, pour bon nombre d’acteurs, en particulier les structures mutualistes qui doivent autofinancer leurs fonds propres. © CAPA Conseil, Argus de l’Assurance (L’), 05/03/2010
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