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A peine installée, la nouvelle autorité de contrôle prudentiel est déjà critiquée. Outre la controverse que suscite la nomination du vice-président du collège Assurance, sa composition provoque également la colère des syndicats de branche, qui n’y sont pas représentés. La nomination la plus controversée et la plus attendue est celle de Jean-Philippe Thierry au poste de vice-président du collège assurance. Agé de 61 ans, ce dernier se prévaut d’une expérience de 31 ans dans le secteur, couronnée par la présidence du groupe AGF, devenu récemment Allianz France, de 2001 à 2009. Jean-Philippe Thierry avait le soutien de la ministre de l’Economie et des Finances, de la FFSA et de certains groupes mutualistes (Covéa, Groupama). Toutefois, l’ensemble du secteur mutualiste (Gema, mutuelles santé) était hostile à sa candidature et critiquait un parcours professionnel effectué pour l’essentiel au sein de groupes d’assurance « capitalistes » et cotés. Jean-Philippe Thierry avait été désigné patron le mieux payé de France en 2007 par le magazine Capital, avec un salaire annuel de 23,2 Mds d’euros, soit 1,9 M d’euros par mois. Les organisations syndicales, qui siégeaient tant au CECEI pour les banques qu’à l’Acam pour les assurances, ne figurent plus dans la composition de l’ACP, ce qui a provoqué la colère des syndicats de branche, notamment la Fédération SNB CFE CGC, qui s’insurge contre cet oubli. M.F. © CAPA Conseil, Agefi, 08/03/2010
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